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LES HYÈNES DE HARAR

EN DIRECT jeudi 20 août à 19h00 (43 min)
Rediffusion jeudi 03.09 à 18h15

Jadis, la ville éthiopienne d’Harar a signé un pacte de non-agression avec les hyènes : ses habitants les nourrissent ; en échange, elles n’attaquent pas. Ce cas unique de coexistence pacifique entre les hommes et le grand carnivore perdure aujourd’hui. Les hyènes sauvages parcourent les rues de la ville librement, sans que les habitants ne s’en inquiètent. D’autant qu’ils ont besoin de ces éboueuses naturelles. Les Hararis leur prêtent même des pouvoirs magiques et divinatoires… Comment cette relation est-elle née ?

nourriture, hyènes, comportement animal, cohabitation, Ethiopie
DÉTAILS
DOCUMENTAIRE

Origine : ARTE F
Pays : France
Année : 2015
Disponible en direct : oui
Son : Stereo
Image : HD, 16/9
Arte+7: 20.08-28.08.2015
Générique
Rediffusion :
jeu 03.09 à 18h15

Prochaine AG de l’association, le mardi 1ier septembre

Notre prochaine assemblée générale aura lieu le mardi 1ier septembre 2015 à 18h30, salle de Mohon (ancienne mairie).

Pour plus d’information, nous contacter : charleville-harar@orange.fr

Le mystère Rimbaud et les Rimbaldiens : un doc sur France 3 et France Culture

A lire : Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

"Rimbaud, le roman de Harar" © Margot Lançon

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Donner la parole aux fous du poète Arthur Rimbaud, tels l’écrivain Philippe Sollers, le comédien Fabrice Luchini ou le musicien Yves Simon. C’est ce que propose "Rimbaud, le roman de Harar", un documentaire de Jean-Michel Djian diffusé mi-juin sur France 3 et dans une version radiophonique sur France Culture.

Les Rimbaldiens parlent du mystère Rimbaud

"Rimbaud est très vite devenu plus que Rimbaud, plus que sa poésie. Tout de suite sont apparus des “Rimbaldolâtres”, qui l’ont utilisé pour leur cause", écrit Jean-Michel Djian dans le livre "Les Rimbaldolâtres" (Grasset) qu’il vient de publier en parallèle à son documentaire. "Cessant d’être poète, il est devenu, sous le regard érudit et jaloux des rimbaldolâtres une star, un extraterrestre. Son mystère est devenu la proie de tous les fantasmes."

A propos de son documentaire, le même Djian raconte : "J’ai coupé notre Rimbaud en tranches: voyou, génie, commerçant, explorateur et mystique". Il a exploré toutes les grandes archives radiophoniques qui ont été répertoriées à l’INA grâce auxquelles il va diffuser "des mots de Paul Claudel jamais entendus, de Jean Paulhan et de tas de gens qui ont consacré leur vie à Rimbaud".

"Il est rare aussi de réunir à l’écran autant de Rimbaldiens notoires et crédibles, et intéressant de les voir en gesticulations autour du phénomène mystérieux qu’est Rimbaud ", plaisante-t-il.

L’écrivain Philippe Sollers, le musicien Yves Simon, le comédien Fabrice Luchini, l’éditeur et écrivain Charles Dantzig, l’écrivain éthiopien Kiflé Sélassié, le djiboutien Abdourahman Wabéri sont parmi les intervenants. Edgar Morin révèle aussi sa passion pour Rimbaud. Le sociologue laisse d’ailleurs traîner dans un de ses tiroirs un manuscrit qu’il a consacré au poète.

Focus sur la dernière partie de la vie du poète

Jean-Michel Djian s’est intéressé à la deuxième période de l’existence de "l’homme aux semelles de vent", né en 1854 à Charleville, celle qui démarre après "Une Saison en Enfer" (1873) et qui s’arrête en 1891, à sa mort à Marseille. "C’est le fameux silence de Rimbaud", déclare-t-il, ce cycle de dix ans "insupportables", passés en Abyssinie à faire du commerce, qui intrigue tant les "Rimbaldiens". Et cette question qui les taraude tous : "Pourquoi arrête-t-il du jour au lendemain de faire de la poésie ?".

Arthur Rimbaud s’était mis en tête de faire fortune en faisant du commerce et deviendra marchand de café, puis marchand d’armes, à Aden au Yémen avant de gagner Harar en Ethiopie. "Toute une mythologie incroyable est née à travers cette période-là. Il y a près d’un millier de Rimbaldiens dans le monde, c’est impressionnant pour 77 pages écrites en tout et pour tout. Mais c’est fulgurant".

© Margot Lançon

Hubert-Félix Thiéfaine donne sa voix à Rimbaud

Le producteur a choisi le chanteur Hubert-Félix Thiéfaine pour donner une voix à Rimbaud. "Je trouve que sa voix est proche de celle que j’imagine pour Arthur", explique-t-il. Une voix rebelle pour coller au portrait de Rimbaud immortalisé par Paul Verlaine dans "Les Poètes maudits" (1884) : "L’homme était grand, bien bâti, presque athlétique, au visage parfaitement ovale d’ange en exil, avec des cheveux châtain-clair mal en ordre et des yeux d’un bleu pâle inquiétant".

"Il n’y a pas qu’ « Une Saison en Enfer » et « Les Illuminations » qui m’ont travaillé", confie le producteur, "il y a La chercheuse de poux, poème absolument magnifique. Quand j’ai lu ça, j’ai été pétri de frissons. J’avais 16 ou 17 ans. Et puis progressivement comme beaucoup, on oublie Rimbaud, et un jour on y revient, à l’occasion d’une rencontre, à l’écoute d’un Rimbaldien". Léo Ferré, Georges Brassens, Jim Morrisson, Bob Dylan, Bertrand Cantat sont tous des habitants de la "Rimbaldie", dit le producteur. "Patti Smith, c’est le cas extrême, lâche-t-il, sa vie est vouée à cette icône. A l’inauguration du musée Rimbaud rénové à Charleville-Mézières le 27 juin, elle y sera c’est certain. C’est une vraie famille de dingues !"

A voir sur France 3 et à écouter sur France Culture

Pour cette coproduction, une équipe son de France Culture a collaboré avec celle du film documentaire "Rimbaud, le roman de Harar" qui sera diffusé le 13 juin sur la chaîne régionale Champagne-Ardennes et le 15 juin dans l’émission "La case de l’Oncle Doc" en soirée.

La chaîne TV5 Monde et Les Films d’Ici ont également participé à cette aventure poético-historique. Une version radiophonique de 52 minutes réalisée par Charlotte Roux sera diffusée le 11 juin sur France Culture, avant une "Grande Traversée" du 27 au 31 juillet. Ce programme de cinq fois deux heures s’intitule "Rimbaud en mille morceaux".

Projection du film « Rimbaud et le roman d’Harar »

Inauguration du musée Rimbaud – 27 juin 2015 à Charleville-Mézières

Inauguration du nouveau musée Rimbaud

Samedi 27 juin à 11 h à Charleville-Mézières

RDV devant le musée – quai Rimbaud

 

Inauguration musée

Inauguration musée 2

Projection en avant première du film « Rimbaud et le roman d’Harar »

Projection en avant première du film « Rimbaud et le roman d’Harar »

La projection aura lieu à l’Auditorium de la médiathèque Voyelles, le 9 juin, à 18h30 (annulation de l’AG de l’association).

Jean Michel Djian, journaliste rédacteur en chef de France Culture, est passionné par la vie et l’oeuvre de Rimbaud. Ainsi il a entrepris la réalisation d’un documentaire « Rimbaud et le roman d’Harar », qui s’attache aux dix dernières années de Rimbaud à Harar. Avec un réel parti pris photographique et sonore, il tente de percer le mystère de cette vie de nomade, entre réalité et légendes, à l’aide notamment de témoignages de biographes, d’écrivains rimbaldiens, d’harari et des archives de l’INA.

La projection sera suivie d’un rencontre de l’association avec les représentants de la ville de Charleville Mézières, afin d’aborder l’avenir de la coopération.

Invitation_Doc-Rimbaud-le-roman-de-Harar-au-2Juin15-2

Les visites de notre site Internet sont en augmentation

3 661 vues pour notre site Internet (créé en 2013).

Le nombre de vues et les origines des consultations pour l’année 2015.

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Prochaine réunion de l’association, le 9 juin 2015

Une prochaine réunion des membres de l’association aura lieu le 9 juin 2015 à 18h30.

Cette réunion tiendra lieu d’assemblée générale annuelle. Elle devrait également permettre de rencontrer un représentant de la ville de Charleville-Mézières. Un diner sera pris en commun à la suite de cette rencontre, pour les membres intéressés, afin de poursuivre nos échanges.

Pour plus d’information, nous contacter : charleville-harar@orange.fr

Yared Zeleke, le premier Ethiopien sélectionné à Cannes

Yared Zeleke, mai 2015, à Paris © ALAIN JOCARD / AFP

Yared Zeleke, 36 ans, sera dans quelques jours le premier réalisateur éthiopien à fouler le tapis rouge du Festival de Cannes. Le cinéaste est en sélection officielle dans la catégorie "Un Certain Regard" avec son film "Lamb".

"Je me sens vraiment reconnaissant, chanceux, et fier de représenter cette partie du monde", a confié le cinéaste à l’AFP. Il a appris la nouvelle de sa sélection alors qu’il était en train de faire le montage son de son film. "Ca a vraiment illuminé ma journée, ma semaine, mon année, ma vie!", lance en riant le réalisateur.

Sélectionné à Cannes dans la section dénicheuse de talents "Un certain regard", "Lamb", tourné en Ethiopie, est son premier long métrage. Le film raconte l’histoire d’Ephraim, un enfant de neuf ans qui, après avoir perdu sa mère, est envoyé par son père chez des parents éloignés dans la montagne, accompagné de son inséparable brebis Chuni. Mais son oncle lui demande d’abattre sa brebis pour une fête. Il va alors devoir inventer des stratagèmes pour la sauver.

Yared Zeleke est déjà venu à Cannes en 2013 avec le projet de son film, dans le cadre de l’Atelier de la Cinéfondation, qui permet à de jeunes cinéastes de rencontrer des partenaires potentiels. Après avoir monté une société à Addis Abeba avec sa productrice ghanéenne, il a bénéficié du soutien de coproducteurs et distributeurs français. Même si, dit-il, "comme pour beaucoup de premiers films, il a fallu se battre pour essayer de boucler le financement". D’autant plus quand il s’agit d’une histoire "avec des enfants et des animaux qui se passe en Afrique, en Ethiopie".

Le cinéma africain est "très fragile", dit Yared Zeleke. Financer des films de ce continent, "c’est un défi, jusqu’à ce que les gens commencent à s’ouvrir à l’idée que quelque chose puisse venir de cette partie du monde", ajoute-t-il. Mais "alors que l’économie se développe, que de plus en plus de gens sont éduqués, il est temps pour nous, Africains, de raconter nos propres histoires, nourries de nos vies, de nos expériences".

Né à Addis Abeba, où il a été élevé par sa grand-mère, Yared Zeleke a quitté l’Ethiopie pour les Etats-Unis en 1987, pour retrouver son père qui avait fui la dictature communiste. Il a d’abord étudié l’agroéconomie "parce qu’il voulait travailler avec les fermiers éthiopiens", avant de réaliser que "son truc, c’était vraiment de raconter des histoires". Formé au cinéma à la New York University, il a eu comme professeur le réalisateur Todd Solondz ("Happiness"), qui l’a "encouragé à faire son film", raconte-t-il.

En écrivant l’histoire de "Lamb", le cinéaste a voulu d’une certaine façon parler de sa propre histoire, celle d’un "paradis perdu". "J’ai été envoyé aux Etats-Unis, le pays de tous les rêves pour un Ethiopien à cette époque, et peut-être encore maintenant. Mais pour moi, c’était comme un cauchemar, parce que je ne voulais pas quitter ma famille et mon pays", explique le jeune homme, auquel "cela fait du bien d’être de retour". A travers notamment la société de production qu’il a cofondée, Yared Zeleke veut aussi "aider le secteur du cinéma" en Ethiopie. Car, explique-t-il, dans son pays, "il n’y a pas encore d’institutions ou de financements pour soutenir la croissance du cinéma.". "J’aimerais ouvrir des vidéo-clubs pour que les gens aient accès à des films du monde entier, j’aimerais enseigner le cinéma à l’université, ou monter des ateliers pour les acteurs et les professionnels du cinéma".

Par Culturebox (avec AFP)

Un site Internet, des photographies de Harar

Un site à découvrir, des photos magnifiques de Harar à voir !

Nous vous invitons à voir les photographies de Jean-François FORT sur la ville d’Harar en cliquant sur le lien suivant :

http://jeanfrancoisfortphotographies.com/Harar.php