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Archives de l'année 2017
Tourisme a Harar
ce mardi 19 décembre 2017, l’association a accueilli monsieur Habtamu Belay, envoyé par la région Harari, l’une des onze régions d’Ethiopie, pour étudier les différentes méthodologies du tourisme en Ardennes. A cette occasion, il a visité la maison du tourisme de Sedan et profité des conseillés avisés de madame Claire BRASSEUR, directrice, et de la traduction du président Jean-Pierre Minet.
Après le déjeuner, la visite du château de Sedan ainsi que ses installations hôtelières était incontournables.
Monsieur JÉRÔME DABLAIN Président de la société d’économie mixte qui gère les activités du château de SEDAN est intervenu pour expliquer comment un partenariat public/privé a permis le développement de l’hôtel 4 étoiles connaît un franc succès.
La Compagnie Les Enfants Sauvages présentait un compte-rendu de sa tournée Éthiopienne en présence de monsieur Habtamu Belay, ce jeudi 21 décembre. Ils nous ont fait part de leurs sensations et notamment du spectacle donné à Harar ou la mémoire de notre poète Ardennais est toujours présente.
Michel Deudon
la Compagnie Les Enfants Sauvages Retour d’Ethiopie
Du 15 au 31 octobre 2017, Alan Payon et Julie Linquette de la Compagnie Les Enfants Sauvages ont présenté leur spectacle « Arthur à Vendre », dans trois villes d’Ethiopie, sur invitation de l’Ambassade de France et avec le soutien de la Ville de Charleville-Mézières. Ils ont joué à Addis Abeba, à Dire Daoua et à Harar, dans les Alliances Ethio-Françaises.
Ils ont également effectué une résidence de création à Harar, dans le but de créer la scène finale du spectacle, celle consacrée aux voyages de Rimbaud en Afrique. Enfin, profitant de leur présence sur le territoire, ils ont mené un atelier de théâtre d’objet auprès des lycéens du Lycée Français d’Addis Abeba. Intense et riche en émotions, ce voyage leur a permis de mieux comprendre les raisons qui ont poussé Rimbaud à arrêter d’écrire et à vivre en Ethiopie.

Le Jeudi 21 décembre 2017, à 19h, dans la Salle Ethiopienne de la Mairie, place Ducale,
ils présenteront un récit de ce voyage, sur la base de photos, de vidéos et d’anecdotes colorées. Habtamu Belay qui travaille à l’Office du Tourisme de Harar et a été leur guide au cours de leur séjour, sera exceptionnellement présent à cette occasion.
Une cérémonie du café de Harar sera organisée, pour donner à ce moment convivial un peu du goût typique de l’Ethiopie, où le poète ardennais vécut plus de dix ans.
Conférence sur «Rimbaud l’Africain» par Alain POUILLART
La conférence sur « Rimbaud l’Africain « aura lieu à l’auberge de Verlaine (Juniville) le dimanche 17 septembre 2017 à 16 h, dans le cadre des journées du patrimoine.
Auberge de Verlaine / Edith Allart Présidente
1, rue du Pont Paquis – 08310 Juniville
03 24 39 68 00 musee.verlaine@wanadoo.fr

Alain Pouillart
VERNISSAGE EXPO J-F FORT
Médiathèque Georges-Delaw SEDAN
HARAR, VILLE DE RIMBAUD? DU KHAT ET DU CAFE.
Exposition réalisée par l’Association « Charleville Harar » à 18 h.
Photographies de Jean-François FORT, suivie de la conférence « Rimbaud, vu de Harar » par Alain Tourneux (19 h 15)
Médiathèque Georges-Delaw

Communiqué
Notre association , conformément à ses décisions prises lors de sa dernière réunion, a offert un ordinateur portable au directeur du Centre Culturel A. RIMBAUD de HARAR .
Cet ordinateur permettra au directeur de ce centre, M. ABDULNASIR GARAD, de mieux gérer cette entité et témoigne de notre soutien au développement du CCAR de plus en plus visité par les éthiopiens et les touristes étrangers.
JP MINET
PRESIDENT CHRALEVILLE/HARAR
Paru le 18 septembre dernier, supervisé par un inconditionnel du poète, l’ouvrage est un objet incontournable pour ceux qui s’intéressent à la vie de Rimbaud.
Ne pas se fier à un genre a priori rébarbatif et au côté « pavé » de l’ouvrage (768 pages, tout de même). Le dictionnaire Rimbaud, qui vient de sortir dans la collection Bouquins chez Robert Laffont, saura réveiller la curiosité du lecteur. Voila
trois bonnes raisons d’en feuilleter les pages.
1 – LE « PEDIGREE » DU DIRECTEUR DE PUBLICATION INCITE A LA CONFIANCE.
Le nom de Jean-Baptiste Baronian n’évoquera pas grand-chose au lecteur non averti. Il faut savoir, cependant, que celui qui
a dirigé la réalisation du dictionnaire est membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises
Le dictionnaire a été rédigé sous la houlette d’un passionné de Rimbaud, Jean-Baptiste Baronian, qui lui a consacré une biographie et un roman de Belgique. Outre ce titre prestigieux, on lui doit un certain nombre d’ouvrages sur Rimbaud. Une biographie, un album Cent poèmes de Rimbaud, et même un roman, L’enfer d’une saison, dont l’action se déroule à Bruxelles, où (entre autres) Rimbaud suit les traces de Baudelaire, qui y a vécu. À la vérité, bien peu de personnages se prêtent aussi bien à devenir l’objet d’ouvrages si différents.
Notons que Jean-Baptiste Baronian a pu compter sur trente-six collaborateurs. Une chose est sûre : si les informations sur Rimbaud pullulent, vous êtes sûrs de trouver dans ce dictionnaire, une somme extrêmement complète.
2 – LA VIE D’ARTHUR RIMBAUD SE DÉVORE COMME UN ROMAN D’AVENTURE.
Avec Rimbaud, on ne tombe jamais dans l’ennui. Une vie bien remplie, aux épisodes rocambolesques, comme celle où, apprenti trafiquant d’armes, Arthur Rimbaud se fait doubler par un souverain plus malin que lui, une oeuvre poétique riche… La vie du poète est un vrai roman d’aventure.
Et, pour découvrir cette vie dans tous ses aspects, vie quotidienne et oeuvre poétique confondues, le dictionnaire se révèle un outil bien plus efficace que prévu. Plutôt que de le lire article après article, on se surprend à sauter d’un lien à l’autre, pour poursuivre la découverte d’un thème. Le dictionnaire Rimbaud se picore, et c’est tant mieux : l’on évite l’indigestion d’un ouvrage (trop) savant.
3 – ON ARRIVE ENCORE A EN APPRENDRE SUR RIMBAUD.
Dans les Ardennes, on se pique d’être du même « pays » que Rimbaud. Mais bien peu sont incollables sur le poète, y compris les Rimbaldiens les plus acharnés. C’est bien simple : dans le dictionnaire, on tombe toujours sur une pépite inconnue. Parfois, dans des domaines insoupçonnés. C’est ainsi que Jean-Baptiste Baronian et ses comparses s’aventurent sur les plates-bandes du cinéma ou de la bande dessinée. On apprend que Rimbaud a eu les honneurs d’un Petit Rimbaud illustré, qui le dépeint en « grand dadais désabusé, maladroit, niais », souffrant du mal de mer, ou du journal «bête et méchant», Hara-Kiri, qui lui consacre un numéro spécial : « Rimbaud à toutes les sauces, Verlaine fait la gueule ».
Plus subtile, la présence du poète dans plusieurs albums de Corto Maltese, où l’on déclame ses poèmes. Hugo Pratt, le père du célèbre marin, amateur de Rimbaud, a d’ailleurs illustré par ses aquarelles les Lettres d’Afrique.
Une ouverture sur d’autres lectures, et, de fil en aiguille, sur d’autres mondes.

« ARTHUR RIMBAUD, UN TESTAMENT AFRICAIN »
Un teaser interessant de Jean-Marc BOUTONNET-TRANIER
SYNOPSIS DU FILM
Pourquoi Arthur Rimbaud choisit-il soudain de rompre avec le vieux monde, l’Europe, en 1880 – à 25 ans, et de vivre sa vie, pour toujours, dans les déserts de la Corne de l’Afrique, entre Zeylah, Tadjourah et Harar ? « J’entre au vrai royaume des enfants de Cham », avait-il prédit, en ajoutant : « plus de mots ». Il n’écrira plus.
Le jeune et brillant élève de Charleville, où il « suait d’obéissance », le génie poétique du Bateau Ivre, des Illuminations et d’Une Saisons en Enfer, le rebelle intenable et « voyant » magnifique s’échappe et court dans tous les sens. Paris, Bruxelles, Londres, l’Europe, Java, Chypre, Alexandrie, Aden – et puis Harar.
Et si le poète devenu silencieux avait choisi délibérément d’aller et de rester dans ces terres d’exil pour retrouver sous d’autres formes ses visions et ses idéaux poétiques ? Et si, sur les pistes caravanières, il avait rencontré des compagnons de route qui vivaient en silence la même poésie que lui ? « Broyer l’herbe, chasser, fumer surtout ».
Quels liens Rimbaud a-t-il pu tisser avec les hommes et les peuples de la Corne de l’Afrique, quand il y ouvrait de nouvelles voies commerciales et qu’il en passait pour le meilleur connaisseur ? Quel regard pouvaient porter sur lui, et portent aujourd’hui sur lui, des hommes et des femmes qui l’ont croisé alors ou en croisent aujourd’hui l’aventure et le mythe ?
